Reflux gastro-oesophagien (RGO) : existe-t-il des alternatives aux médicaments ?

Soulager ponctuellement reflux et brûlures d’estomac grâce aux traitements sans ordonnance

Les pansements gastriques à base d’alginate, d’argile ou de silicone (Pepsane, Esoxx) forment un gel protecteur sur la muqueuse de l’œsophage contre les remontées acides passagères, tandis que des médicaments contenant des antiacides, (Maalox, Rennie) atténuent les brûlures et les aigreurs gastriques en neutralisant les acides sécrétés par l’estomac. D’autres encore (Gaviscon, Neutricid) combinent ces deux actions. Sans ordonnance, ces traitements sont à prendre ponctuellement en cas de symptômes ou de repas lourd.

Camomille, mélisse, aloe vera : les meilleures tisanes anti-reflux

Une infusion de camomille allemande (5 g de plantes sèches pour 1⁄2 litre d’eau par jour), à boire en dehors des repas pendant 3 semaines calme et limite les remontées acides. La mélisse (12 g pour un litre d’eau par jour, à prendre pendant 1 mois) est également connue pour son effet antispasmodique. L’aloe vera vient en aide en cas de brûlures d’estomac. A prendre au coucher (1 à 2 cuillère à café de gel) pendant deux semaines.

Aliments, tabac…Comment prévenir les RGO ?

Certains aliments particulièrement gras (chocolat, fritures, charcuterie, etc) ralentissent la vidange de l’estomac et “facilitent le relâchement du sphincter inférieur de l’œsophage, qui laisse remonter un peu de contenu gastrique dans l’œsophage”, explique Nathalie Négro, diététicienne-nutritionniste aux Thermes de Brides-les-Bains. Les boissons alcoolisées (vin blanc, bière) ou celles contenant de la caféine (café, etc) favorisent aussi les reflux. “Chacun doit identifier et supprimer les aliments qui posent problème et ne pas appliquer aveuglément un régime d’exclusion non justifié”, précise le Pr Frank Zerbib, gastro-entérologue au CHU de Bordeaux. Se coucher le ventre plein favorise aussi les remontées acides. On attend donc deux à trois heures après le repas. On peut surélever la tête de lit en glissant sous les pieds du sommier des cales de 10 à 15 cm. Arrêter de fumer est aussi efficace pour réduire la survenue des symptômes.

Le poids est-il un facteur de risque contre les reflux gastro-œsophagien ?

Même minime, la perte de poids est bénéfique. “Les kilos en trop logés autour de la ceinture abdominale augmentent mécaniquement la pression sur l’estomac”, explique Nathalie Negro. Rééquilibrer son assiette, manger lentement et bien mastiquer facilitent le travail de l’estomac et limitent la fréquence des reflux. La pratique régulière d’une activité physique douce aide aussi à garder la ligne.

Comment arrêter le traitement sans risque de récidive ?

A l’arrêt du traitement, la sécrétion d’acide gastrique augmente transitoirement, ce qui peut aggraver les symptômes de reflux et inciter à reprendre des IPP. Pour éviter cet effet rebond, on diminue progressivement les doses, en prenant son médicament un jour sur deux pendant une semaine. Si les douleurs persistent plus de 15 jours après l’arrêt, une nouvelle consultation s’impose.

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