On l’a portée disparue pendant quinze ans… jusqu’à ce que son frère retrouve ses sous-vêtements cachés sous le matelas de son grand-père…
PREMIÈRE PARTIE
Pendant quinze ans, tout le monde a cru que Lily Carter avait disparu à jamais.
Certains disaient qu’elle s’était enfuie.
D’autres ont dit qu’elle avait rencontré un inconnu.
D’autres disaient qu’elle s’était lassée de sa petite ville tranquille et qu’elle voulait une nouvelle vie.
Mais son petit frère Noah n’y a jamais cru.
Il n’avait que sept ans lorsque Lily a disparu. Elle en avait saisi — douce, calme, et elle lui souriait toujours comme s’il était la personne la plus importante au monde.
Lily adorait coudre de petites fleurs blanches sur ses vêtements. Sa mère, Margaret, lui avait appris. Trois petites fleurs sur ses manches, sur son sac, même sur son vieux foulard.
Noé se souvenait du jour où elle avait disparu.
La pluie contre les fenêtres.
À sa mère, qui pleurait dans la cuisine.
À son père Daniel, qui courait dans les rues en appelant Lily par son nom jusqu’à ce que sa voix se brise.
Et à son grand-père Harold, qui était assis tranquillement dans le salon.
— Elle voulait sans doute une autre vie, dit Harold.
Noé détestait ces mots.
Parce que Lily ne serait jamais partie sans dire au revoir.
Les années passèrent.
Les avis de recherche sont effacés. La police a arrêté de venir. Les voisins ont arrêté de poser des questions. Mais Margaret n’a jamais perdu d’espoir. La chambre de Lily est conservée intacte : ses livres sur le bureau, sa veste bleue derrière la porte, son miroir couvert de poussière.
Chaque soir, Margaret murmurait :
— Ma fille va rentrer à la maison.
Puis, quinze ans plus tard, Harold mourut.
Les funérailles furent intimes. On le qualifiait de « sévère » et de « vieux jeu ». Noé se tenait près de sa mère et remarque quelque chose d’étrange.
Margaret avait pleuré Lily pendant quinze ans.
Mais elle n’a pas pleuré son père.
Après les funérailles, Noé et Daniel se rendent à l’ancienne maison d’Harold pour la vider.
La maison sentait la poussière, les médicaments et les fenêtres se ferment. D’épais rideaux bloquaient la lumière. Des photos de famille étaient accrochées de travers aux murs. La chambre d’Harold se trouvait au bout du couloir.
Noé entra et eut froid.
Daniel ouvrit les tiroirs pendant que Noé défaisait le lit. Il remarque alors que le matelas semblait inégal.
Un coin était plus haut que les autres.
Il les souleva.
C’est un d’abord vu de vieux journaux.
Puis quelque chose choisi de rose.
Le cœur de Noé s’est arrêté.
Il l’a retiré lentement.
C’était un vieux morceau de tissu. Décoloré. Vente. Presque en lambeaux.
Mais dans un coin se retrouve trois petites fleurs blanches.
Brodé à la main.
Noé tomba à genoux.
– Papa…
Daniel se retourna.
– Qu’est-ce que?
Noé tenait le tissu levé de ses mains tremblantes.
— Je crois que ça appartenait à Lily.
Daniel la fixa du regard. Toute couleur quitta son visage.
Puis il murmura :
—Ne touchez à rien d’autre.
Vingt minutes plus tard, des voitures de police étaient garées devant la maison.
Tout a basculé lorsque l’inspectrice Claire Bennett est entrée dans la chambre d’Harold.