Quand mon mari m’a obligée à payer ma propre nourriture
Étienne sortit de la salle de bain, fraîchement rasé, parfumé et vêtu d’une chemise bleu marine neuve. Famille
« Commencez le bourguignon tôt », ordonna-t-il. « Maman sera là avec les boissons vers 18 heures. »
Je le regardai en buvant mon café.
— Je ne cuisinerai pas.
Il rit d’abord.
Puis il comprit.
Son sourire s’effaça.
— Tu plaisantes, Claire. Boissons alcoolisées
— Non. C’est toi qui as décidé. Chacun paie sa part.
Son visage se durcit.
— Ma famille vient pour mon anniversaire.
— Alors tu aurais dû t’organiser.
À 18 heures, l’appartement était plein à craquer.
Oncles, tantes, cousins, belles-sœurs, enfants… tout le monde était là. Sa mère, Mme Geneviève, arriva avec deux bouteilles de jus de pomme artisanal, une tarte industrielle en boîte et cette expression imperturbable d’une femme persuadée que la cuisine de sa belle-fille était un service public.
Tout le monde demandait à quelle heure serait le dîner.
Tout le monde demandait à quelle heure serait le dîner.
Mais le four était éteint.
Les casseroles étaient propres.
Le four était froid.
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